Chez Intermarché, les vêtements viennent de deux sources : le rayon textile du magasin et, dans une partie des points de vente, un espace Gémo, l’enseigne d’habillement familial du groupe Éram, installé à la suite d’un partenariat lancé en 2021. L’offre n’est pas la même partout : chaque Intermarché est exploité par un adhérent indépendant du groupement Les Mousquetaires, qui décide de la place donnée au textile. Avant de vous déplacer pour un vêtement précis, le plus simple est donc de demander au magasin s’il dispose d’un espace Gémo.
Le partenariat entre Intermarché et Gémo
L’expérimentation a démarré le 9 février 2021 dans cinq magasins : Le Quesnoy et Cysoing (Nord), Lisieux (Calvados), Pornichet (Loire-Atlantique) et Verneuil-sur-Avre (Eure). Chacun consacrait de 60 à 180 m² à environ 200 références Gémo de vêtements, chaussures et accessoires pour femme, homme, enfant et bébé, issues de la collection printemps-été 2021. Le test était prévu pour un an, avec une extension à dix magasins supplémentaires dès juin 2021.
Un partenariat porté par les deux enseignes
Le projet a été présenté par Vincent Bronsard, alors président d’Intermarché et de Netto, comme un projet-pilote destiné à « apporter toujours plus de satisfaction client dans l’expérience en point de vente ». Pour Philippe Thirache, directeur général de Gémo, il s’agissait d’« être présents là où le consommateur se trouve », notamment dans des zones où Gémo n’avait pas encore sa place avec ses propres magasins.
| Acteur | Rôle en 2021 |
|---|---|
| Vincent Bronsard | Président d’Intermarché et de Netto |
| Philippe Thirache | Directeur général de Gémo |
| Gémo | Enseigne d’habillement et de chaussures du groupe Éram |
Comment fonctionnent les espaces Gémo
Lors du lancement, les deux enseignes géraient leurs produits séparément. Les magasins étaient livrés directement depuis l’entrepôt Gémo du Maine-et-Loire, la mise en rayon était assurée par les équipes des deux enseignes et l’offre était renouvelée chaque mois. Côté client, rien ne change au passage en caisse : les codes-barres Gémo sont lus par les caisses d’Intermarché, et l’article se paie avec les courses.
Un déploiement plus large
À la rentrée 2021, treize magasins Intermarché avaient transformé leur rayon textile aux couleurs de Gémo, et une centaine d’adhérents avaient signé pour ouvrir un espace en 2022. Selon le directeur général de Gémo, le rayon affichait alors une croissance de 60 %. Aucun bilan chiffré plus récent n’a été publié par les deux enseignes ; des espaces « Gémo Intermarché » figurent toujours dans les annuaires de magasins, par exemple à Lamballe (Côtes-d’Armor) ou à Auzances (Creuse).

Quelle qualité attendre de ces vêtements ?
Les vêtements vendus dans les espaces Gémo sont les mêmes que dans les magasins de l’enseigne. Gémo affiche une démarche environnementale baptisée « Gémo for good » : en 2021, l’enseigne annonçait 22 % de produits conçus en matières dites responsables et durables, avec un objectif de 50 % pour 2025. Elle testait aussi à la même époque la vente de vêtements de seconde main, avec Patatam, dans une dizaine de ses magasins.
Ces engagements ne disent pas tout de la solidité d’un vêtement précis. Pour juger un article en rayon, quelques vérifications simples suffisent :
- L’étiquette de composition : elle est obligatoire dans l’Union européenne et indique chaque fibre avec son pourcentage, de la plus présente à la moins présente.
- Les coutures et finitions : points serrés, ourlets réguliers, absence de fils qui dépassent.
- Les consignes d’entretien : un lavage à basse température et un séchage à l’air prolongent la durée de vie de la plupart des vêtements.
- Les labels : OEKO-TEX garantit l’absence de certaines substances nocives, GOTS certifie un textile biologique. Leur absence ne signifie pas une mauvaise qualité, mais leur présence est vérifiable.
Vêtements pour femme, homme et enfant
Les espaces Gémo couvrent toute la famille : femme, homme, enfant et bébé, avec des vêtements, des chaussures et des accessoires. Gémo propose aussi des grandes tailles pour femme sur son site. Avec environ 200 références au lancement, l’assortiment d’un espace en supermarché reste toutefois plus restreint que celui d’un magasin Gémo : toutes les tailles et tous les modèles n’y sont pas forcément présents. Pour une pièce précise, comparer avec le site de Gémo permet de savoir si elle existe avant de chercher en rayon.
Les marques textiles maison d’Intermarché
Le partenariat avec Gémo n’est pas la première tentative d’Intermarché dans l’habillement. En 2009, le groupement Les Mousquetaires a cédé sa franchise de mode Vêti et annoncé une nouvelle stratégie textile pour ses supermarchés à partir de 2010, fondée sur ses marques propres Eldys et Pommette et sur le lancement de Domedia pour le linge de maison, qui reprenait la gamme jusque-là vendue sous la marque Flocon. La présence actuelle de ces marques en rayon n’est pas documentée publiquement.
En résumé, chercher une « marque de vêtements Intermarché » revient aujourd’hui à chercher, selon le magasin, des articles Gémo ou ceux du rayon textile propre au point de vente. La qualité dépend de l’article plus que de l’enseigne : l’étiquette et les finitions restent les meilleurs indicateurs.

