Mannequinat : quelles sont les caractéristiques d’une taille considérée comme courte ?

1,72 mètre. Ce n’est pas un chiffre magique, juste une frontière que beaucoup d’agences de mannequins imposent pour les femmes. Pour les hommes ? 1,83 mètre. Pourtant, le succès n’a jamais été réservé à ceux qui dépassent ces barres. Certains s’imposent, décrochent des campagnes, séduisent les marques… avec quelques centimètres en moins.

Le secteur a changé de visage. Des agences innovent, le mannequinat commercial redéfinit ses critères, la publicité et les réseaux sociaux ouvrent la porte à des morphologies plus variées. Les profils « petits » ne sont plus l’exception : ils deviennent la preuve vivante que les codes se renouvellent, que la mode n’est pas figée dans une seule et même silhouette.

Mannequinat et taille : ce que signifient vraiment les standards « courts »

Impossible d’ignorer la question de la taille lorsqu’on vise une carrière dans le mannequinat. À Paris, nombre d’agences de renom exigent 1,72 mètre minimum pour les femmes et 1,83 mètre pour les hommes. Passer sous cette barre, c’est immédiatement être classé parmi les profils « courts » du métier, dès 1,65 mètre pour une femme. Ce mot, « court », sonne comme une étiquette stricte : il structure la sélection et filtre les candidatures, parfois sans appel.

La haute couture privilégie toujours les silhouettes longilignes : question de tombé, de proportions sur le podium. Mais tout le secteur ne fonctionne pas sur ce modèle unique. Certaines agences françaises, y compris à Paris, font évoluer leurs critères. Les segments « commercial », « lifestyle », ou encore le mannequinat senior et enfant, desserrent les contraintes. Aujourd’hui, la diversité des tailles devient un levier marketing et une réponse au réel : la publicité, l’e-commerce, les influenceurs recherchent des profils qui ressemblent aux consommateurs. Ce basculement s’observe partout.

Voici comment les attentes varient selon les segments :

  • Mannequins enfants : chaque âge suit sa propre courbe, les normes s’effacent.
  • Mannequins seniors : l’allure et la personnalité priment, la taille recule au second plan.
  • Modèles fitting ou cabine : choisis pour correspondre à la cliente moyenne, loin des mensurations de défilé.

Le droit français, via le code du travail pour les modèles, n’impose aucune taille minimale. Les agences, quant à elles, s’adaptent au gré de la demande : les frontières entre « court » et « standard » se déplacent au fil des tendances et des réseaux sociaux. Parfois, une personnalité sort du lot et chamboule la donne, chiffres ou non.

Quels critères ouvrent les portes du mannequinat aux personnes de petite taille ?

La taille ne verrouille plus tout accès au métier. Les agences et les clients cherchent désormais autre chose : équilibre des mensurations, harmonie générale, présence et singularité. Une femme d’1m65, avec un tour de taille proportionné (souvent autour de 60 à 65 cm) et des hanches dans la moyenne (environ 90 cm), peut séduire. Le visage compte tout autant : il doit accrocher la lumière, raconter quelque chose en photo. Les photographes veulent une attitude, une capacité à donner du relief, même sans dominer par la hauteur.

Le choix se joue aussi sur la qualité du book photo : la diversité des poses, l’expression, le naturel devant l’objectif. Un portfolio bien construit, même avec quelques centimètres en moins, peut ouvrir des portes. Les mannequins « commerciaux » ou « lifestyle » illustrent cette nouvelle donne, incarnant le consommateur et rassurant les marques.

Pour percer, les agences surveillent ces éléments :

  • Tour de taille proportionné
  • Silhouette équilibrée
  • Force de l’expression, puissance du regard
  • Diversité et polyvalence en photo

Le secteur évolue, les critères aussi. Les mannequins de petite taille s’imposent dès lors qu’ils cochent ces cases. L’envie, la singularité, le professionnalisme et l’énergie à collaborer font la différence dans un univers qui valorise l’originalité.

Portraits et parcours inspirants : réussir sans mesurer 1m75, c’est possible

Des modèles qui redessinent le secteur

À Paris, à New York, certains visages s’imposent sans jamais frôler les 1m75. Le paysage du mannequinat s’élargit : des profils qui, il y a peu, seraient restés sur le seuil de l’agence, prennent désormais la lumière. Prenons Amina, 1m64, Française, qui enchaîne les campagnes de prêt-à-porter. Ce qui fait la différence ? Un regard intense, des proportions soignées, une présence digitale qui captive les directeurs de casting.

Alexandre, 1m70, a suivi un autre parcours. Booker chez Ford à New York, il mise sur des talents atypiques pour des shootings éditoriaux. Le photographe Patrick Demarchelier l’a choisi pour une série publiée dans Vogue : il n’a pas gagné par la taille, mais par le style et l’assurance sur l’image.

Ceux qui sortent du lot présentent souvent ces qualités :

  • Authenticité et personnalité singulière
  • Capacité à incarner l’image d’une marque
  • Sens de la narration et expressivité devant l’objectif

Jamais le secteur n’a autant valorisé les parcours atypiques. Les agences adaptent leurs exigences, les défilés mêlent désormais jeunes, seniors, femmes, hommes, enfants. Les codes bougent, les mensurations aussi : le métier s’ouvre, et les opportunités suivent pour celles et ceux qui osent s’affirmer.

Trois jeunes femmes décontractées marchant en ville

Conseils pour valoriser sa singularité et s’imposer dans le secteur

Stratégies pour les profils « courts »

Se distinguer, c’est savoir utiliser sa différence. À Paris, à New York, les agences sont à la recherche de personnalités qui transforment leur singularité en véritable carte d’identité. Les standards de taille se font plus souples, mais l’exigence visuelle reste forte. Un book soigné, des images signées par des professionnels, une capacité à varier les univers : la sélection commence là, sur la page, bien avant la rencontre physique.

Quelques pistes concrètes pour maximiser vos chances :

  • Travaillez votre portfolio : montrez l’étendue de vos expressions, de vos styles, de vos postures. Une attitude originale ou un regard marquant peuvent séduire un client.
  • Ciblez les marques de mode qui valorisent la diversité : dans le prêt-à-porter, la beauté, les campagnes digitales, certains acteurs sont à la recherche de profils différents.

Le réseau compte tout autant : photographes, stylistes, maquilleurs – les relations professionnelles accélèrent les opportunités. Les agences accordent du poids au bouche-à-oreille, surtout dans le segment des « petites tailles », où chaque profil peut servir de référence.

Montrez votre polyvalence. Les clients n’attendent pas seulement une silhouette : ils cherchent une histoire, une personnalité capable de porter l’image d’une marque. Être « court » n’entrave plus une carrière : ce qui compte, c’est la cohérence, la stratégie, la présence sur les réseaux et la capacité à se renouveler. Dans ce secteur, les opportunités se décrochent au style, bien plus qu’au centimètre près.

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